État des lieux : Les difficultés à louer un logement

La location de logement est devenue depuis un certain temps une formalité à remplir, que vous soyez jeune marié ou que vous soyez étudiant. En effet, la plupart des étudiants sont contraints de louer un logement pour être le plus proche possible de leurs universités, surtout si ce dernier se trouve loin du cocon familial ou pour avoir une certaine intimité.

Cela est également pareil pour les jeunes mariés qui sont le plus souvent à la recherche de cadres adéquats pour faire grandir leur futur bébé. Cependant, de nos jours, certaines difficultés sont à recenser par rapport à la location de logement. Il s’agit notamment du coût de location qu’offrent les propriétaires et aussi de la non-disponibilité de logement à louer.

 

Un manque d’offre pour la location

 

Il existe un outil le tensiomètre locatif qui permet de connaître l’état du marché locatif d’un secteur géographique. Les résultats après utilisation de cet outil sont sans appel. En effet, le marché locatif est en plein essor, car le taux des demandeurs de locations s’accroît au jour le jour. Ces demandeurs sont en majorité représentés par les étudiants.

Cette explosion des demandeurs de location a entrainé démographiquement certaines conséquences. Vous pouvez recenser, entre autres, une pénurie d’offres concernant les logements à louer, une augmentation du budget des locations, des collocations surabondantes, etc.

Outre cela, il est remarqué que malgré la disponibilité de certaines résidences universitaires, le taux des demandeurs de logement locatif ne cesse de grimper. De plus, les anciens locataires de ces logements n’arrangent rien, car ils rejettent tous l’idée de céder leur logement au risque de se retrouver dans les mêmes situations à l’avenir.

Par ailleurs, tous les étudiants n’étant pas dans les mêmes situations financières, certains parmi eux vivent des réalités toutes autres. En effet, les étudiants dont les parents ont un poids financier choisissent eux autre d’acheter des maisons à leurs enfants au détriment de la location.

En outre, un autre aspect en dehors du manque d’offres pour la location est à souligner. Il s’agit entre autres des prix proposés par les propriétaires pour la location. En effet, certains appartements offrent beaucoup plus d’avantages aux étudiants. Il s’agit des appartements qui se situent le plus proche possible des universités et des infrastructures de transports.

Lorsque les propriétaires se rendent compte des multiples avantages que peuvent avoir leurs appartements pour les étudiants, ils font juste grimper les prix des locations. Cet accroissement des prix pénalise en quelque sorte les étudiants les plus inexpérimentés.

De plus, ce n’est un secret pour personne que la plupart des étudiants et étudiantes vivent très modestement. Malgré cela, ils sont obligés de débourser un budget logement mensuel estimé à plus de 800 €. Cette situation est invivable pour la plupart. Il n’y a que quelques étudiants qui arrivent à débourser ce montant pour s’offrir de bons appartements.

C’est pour cela que les propriétaires ainsi que les agents immobiliers, lors de l’étude des demandes, privilégient les étudiants qui pourront être solvables. En effet, lors de l’étude des demandes de location, les propriétaires s’attardent sur le mode de paiement et la durée de solvabilité (le compte en banque des parents) que peuvent tenir les étudiants.

Par ailleurs, les étudiants ne pouvant pas se permettre de payer une telle somme (près de 800 € mensuellement) optent pour les collocations. Ils peuvent par exemple se mettre à la disposition de personnes plus âgées juste pour trouver un logement pas trop cher.

 

Les locataires face aux exigences des propriétaires.

 

Le point de discorde le plus fréquent entre locataires et propriétaires se situe au niveau de l’évaluation de la solvabilité. En effet, les locataires reprochent aux propriétaires de ne pas tenir compte des réalités économiques actuelles lors de l’évaluation de ces critères de solvabilité.

Par exemple, les chiffres montrent aujourd’hui qu’en France plus de 90 % sont embauchés en CDD et le restent en CDI. Or, il est très clair que payer ces loyers aussi élevés en CDD est une situation très difficile et insupportable pour la majorité des locataires.

Ces locataires, avant même de penser aux loyers à payer, trouvent certaines étapes du processus de location très difficile. Il s’agit entre autres de la recherche d’appartement dont les frais locatifs représentent le 1/3 du revenu mensuel, le paiement d’un dépôt de garantie. Sans oublier le fait de trouver un garant.

Par ailleurs, plusieurs propriétaires admettent être conscients des difficultés que rencontrent les locataires. En effet, ils reconnaissent qu’il est très difficile pour les locataires de rassembler le triple des frais locatifs. Toutefois, seule une minorité examine la possibilité de réductions de ces frais locatifs alors que c’est la demande principale de la majorité des locataires.

Notez que, si vous êtes salariés, pour vous octroyer un logement, les propriétaires se penchent sur l’étude de certains critères. Au nombre de ces critères, recensez essentiellement le montant de vos revenus, votre situation professionnelle, ainsi que le montant des revenus de votre garant.

Certains propriétaires s’attardent sur votre âge, votre nationalité ainsi que vos origines sociales. Toutefois, notez que ces cas de figure sont rares et représentent, dans la plupart des cas, des critères inutiles.

Même en tenant compte de la situation actuelle, certains intervenants se montrent d’avis avec les exigences énoncées par les propriétaires. En effet, ils affirment que les craintes exposées par les propriétaires sont toutes justifiées. Cela se comprend parfaitement, surtout lorsque la grande majorité des propriétaires font constamment face à des situations de loyers impayés ou de retard dans le paiement des loyers.

Pour eux, les réalités des locataires varient selon beaucoup de paramètres. Au nombre de ces paramètres, recensez donc :

  • le travail exercé par le locataire, qu’il soit en CDI ou en CDD ;
  • la nature de salarié ou d’entrepreneur qu’a le locataire, etc.

En effet, lorsqu’ils parlent de réalité des locataires, ils supposent que certains emplois en CDD payent mieux que d’autres en CDI. De même, certains locataires en CDD ou CDI peuvent mieux payer leur loyer que des locataires qui sont entrepreneurs. De là, les propriétaires ne pouvant pas gérer les cas des locataires de manière isolée devront appliquer à tous les mêmes exigences.

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