Les cheminées et chaudières sont indispensables en hiver. En effet, ces éléments de chauffage permettent de se protéger du froid de façon efficace. Toutefois, pour des raisons de sécurité et pour en maximiser l’efficacité, des travaux de ramonage s’imposent. Ils consistent en l’entretien des conduits de fumées, étant donné que lors de l’utilisation d’une cheminée, des saletés y sont déposées. Quelles sont alors les spécificités du ramonage ?

Qu’est-ce que le ramonage de cheminée ?

Ramoner une cheminée consiste à entretenir les conduits d’évacuation souillés par la suie. Le principe s’apparente au nettoyage d’un cendrier, après chaque utilisation. En effet, le ramonage s’effectue de façon périodique. Il permet de :

  • Prévenir les risques d’asphyxie : comme la combustion du bois, du fioul ou du gaz dégage du monoxyde de carbone, une cheminée sale pourrait causer l’évacuation des gaz toxiques par les bouches d’aération, ce qui risquerait de vous asphyxier.
  • Réduire les risques d’inflammation du conduit de cheminée : la suie est un élément très inflammable, notamment si elle est en contact avec la paroi du conduit.
  • Respecter la réglementation
  • Réaliser des économies : des conduits propres signifient moins de combustible utilisé.
  • Réduire la pollution.

S’il n’est pas réalisé, le ramonage de cheminée peut donc avoir des conséquences désastreuses.

incendie maison

 

Quand procéder ?

Pouvant servir pour un foyer de bois ou une chaudière, une cheminée doit être ramonée 1 à 2 fois par an. L’un d’eux doit être réalisé en période de chauffe. D’une façon générale, il est préférable de le faire en automne, avant d’entrer en hiver, c’est-à-dire avant l’utilisation intensive du chauffage.

Que dit la loi ?

La loi oblige la réalisation d’un ramonage de cheminées pour assurer la sécurité des occupants et pour se protéger en cas de sinistres. Ce procédé est régi par l’article L2213-26 du Code Général des Collectivités Territoriales. En effet, l’installation de chauffage implique de ramoner la cheminée au moins une fois par an pour les chaudières au gaz et deux fois par an pour les chauffages au bois, au fuel et au charbon.

D’ailleurs, il existe un certificat de ramonage, attestant que vous avez fait appel à un professionnel pour le réaliser. Bien entendu, seul un ramoneur agréé peut s’en occuper dans le respect de la réglementation en vigueur. Le document comporte les éléments suivants :

  • Les différentes anomalies détectées au cours du processus
  • La preuve de vacuité du tuyau sur sa longueur.
  • Les conduits entretenus
  • Les observations et réserves du professionnel qualifié.

Le ramonage des conduits par soi-même n’est pas conforme à la loi. D’ailleurs, l’emballage d’une bûche ramoneuse chimique ne peut en aucun cas remplacer un certificat de ramonage. Seul ce dernier prouvera votre bonne foi en cas d’incendie.

Les différents types de ramonage

On distingue deux principaux types de ramonage :

Le ramonage manuel

Pour ce type de ramonage, le professionnel se sert d’un hérisson, qui est une tige en métal surmontée d’une brosse. On l’introduit dans le conduit d’évacuation pour retirer la suie. Le ramonage manuel s’effectue généralement  par le haut.

Le ramonage chimique

Cette méthode consiste à brûler une bûche ramoneuse. Au moment de la combustion, elle va dégager des produits chimiques qui nettoieront le conduit. Comme énoncé plus haut, le ramonage chimique ne remplace pas le ramonage effectué par un professionnel. Toutefois, on peut l’utiliser en complément après l’intervention de ce dernier. Le ramonage chimique est en effet une étape de finition qui permet de supprimer les dernières traces de saletés, étant donné que le hérisson ne permet pas d’accéder aux angles et aux coudes.

ramonage

Combien ça coûte ?

Trois éléments permettent de déterminer le prix d’un ramonage :

  • Le professionnel
  • La région
  • La nature de l’opération

Pour ramoner un conduit seul, prévoyez une somme comprise entre 55 et 80€ à Paris et ses environs et entre 40 à 60€pour une intervention professionnelle en province. Surtout, évitez les ramoneurs qui ne disposent pas d’une adresse fixe. Non seulement, ils n’offrent pas de garantie, mais en plus, leur travail peut coûter cher, tout en étant réalisé sans minutie. Exigez toujours la qualification Qualibat.

Les règlements sanitaires départementaux sanctionnent le défaut de ramonage par une amende de 450€, en plus du risque d’intoxication. C’est pourquoi, il ne faut pas négliger ce procédé. Il faut noter que si vous êtes locataire d’une maison individuelle, les frais seront entièrement à votre charge. Ce n’est que dans le cas d’une location en copropriété ou dans un immeuble qu’ils seront à départager avec les autres locataires, notamment pour les conduits communs.